L’Antarctique: des recherches pour comprendre les changements climatiques

Le réchauffement climatique continue à inquiéter la communauté internationale des chercheurs, de par son impact néfaste et irréversible sur la planète et par conséquent sur l’Homme. Dans cette perspective, plusieurs projets de recherche se développent à travers le monde pour tenter de se rattraper avant d’atteindre le point de non-retour. 

Comprendre le passé pour anticiper l’avenir, c’est la stratégie poursuivie par une équipe de 10 chercheurs européens dans le cadre de la mission Beyond Epica menée en Antarctique. Cette zone du globe, déjà l’objet de plusieurs recherches de la part de différentes nations, présente un intérêt scientifique particulier étant une mine d’informations précieuse dans l’étude des phénomènes climatiques, grâce à une glace bien préservée.

La mission qui va durer pendant trois ans selon les premières estimations, se fera à 37 km de la base Concordia. Elle a pour objectif la recherche de carottes de glace de plus d’un million d’années sur 2850 mètres de profondeur. Cette mission prolonge celle baptisée Epica, qui a permis d’étudier entre 1996 et 2004; des échantillons de glace qui tracent un passé climatique de 800 000 ans avant notre ère. 

L’étude des strates de glace permet de comprendre les conditions de leur formation en déterminant notamment l’évolution de la concentration des gaz à effet de serre. C’est dans cette perspective que les chercheurs de la mission Beyond Epica tentent d’élucider le mystère de la transition du mi-pléistocène. Pendant cette période qui remonte à un million d’années, la cadence d’alternance entre les périodes glaciaires froides et les périodes interglaciaires chaudes, a brutalement changé passant de 40000 à 100000 ans. Les hypothèses parlent d’une dérive climatique comme la principale raison, d’où l’intérêt de cette étude dans la compréhension des phénomènes climatiques. La compréhension de l’impact futur des changements climatiques sur la planète reste tributaire de la compréhension de cette transition.

Mais avant de s’inquiéter de l’avenir climatique de la Terre, il convient remédier dans l’urgence à ces bouleversements qui sont à l’origine d’une situation alarmante dans l’Antarctique qui pourrait s’effondrer dans une décennie.

Situé autour du pôle sud de la planète, l’Antarctique s’étale sur une superficie de 15 millions de kilomètres carrés presque entièrement couverte d’une couche épaisse de glace. L’océan qui borde l’Antarctique se réchauffe plus que les autres océans, mettant en danger la glace. Il en découle la formation d’Icebergs, un phénomène naturel qui pourtant devient inquiétant si le rythme de leur formation augmente car le phénomène devient synonyme de la fonte des glaces qui fait augmenter le niveau moyen des mers. 

Une étude menée récemment fait état de cette menace suite à l’étude de sédiments dans l’océan qui borde l’Antarctique. Après le dernier maximum glaciaire qui remonte à entre 19000 et 9000 ans, la Terre qui se réchauffait a causé la formation à plusieurs reprises d’importantes masses d’Icebergs. Mais ce qui inquiète le plus d’après ces études c’est la rapidité surprenante de l’occurrence de ce phénomène. Les analyses statistiques ont ainsi pu déterminé des points de basculements, et par analogie, l’Antarctique est en train de vivre une période de déstabilisation où la perte de la masse glaciale s’accélère. Les chercheurs de l’Université de Bonn qui supervisent cette étude sont dans l’impasse quant à la détermination du retour à un état stable, cependant ils ont la certitude que cet état est corrollaire de l’évolution de l’ampleur du phénomène de réchauffement climatique.

Les études qui attestent de la dangerosité de l’évolution des changements climatiques se multiplient, et les appels à l’action pour endiguer le phénomène ne manquent pas; et pourtant ce ne sont que des initiatives timides qui voient le jour, venant de grandes puissances qui s’obstinent à poursuivre des intérêts économiques au lieu d’honorer leurs engagements environnementales. La Terre ne cesse d’envoyer des alertes pour se rattraper avant d’arriver à un point de non-retour; une étape où même la  puissance économique ne servirait pas.

 


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